Astrologue.org propose sa rubrique d'astrologie mondiale: les configurations planétaires et leurs conséquences sur les évènements internationaux.

ASTROLOGIE
2014 : nouvelle étude !

En 1993 paraissait dans Les Cahiers Conditionalistes une étude statistique touchant plus de 1500 joueurs d’échecs, les plus forts de l’histoire (encyclopédies des échecs) et du moment (le Top 100 du classement mondial d’alors). 21 ans après, une nouvelle  expérience confirme pleinement les résultats étonnants obtenus en 1993, faisant passer à une chance sur 400 millions d’attribuer au hasard les anomalies constatées.

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Les preuves statistiques

L'article qui suit a été publié en 1993 dans la revue "Les Cahiers conditionalistes" (directeur de publication : Jean-Pierre Nicola).

Christophe de Cène démontre l'existence d'un fait astrologique chez les joueurs d'échecs : conformément à la tradition, les conjonctions Mercure-Saturne sont beaucoup plus fréquentes que les oppositions de ces deux planètes, les écarts constatés n'ayant quasiment aucune chance d'être dus au hasard.

Henri Broch, anti-astrologue notoire et grand pourfendeur d'irrationnel, avait jugé ce travail statistique digne d'intérêt et avait qualifié la méthodologie de "recevable". De la part d'un adversaire acharné de notre discipline, ce compliment a de quoi surprendre...

ASTROLOGUE.ORG lance un défi : renouveler l'expérience avec des listes de joueurs d'échecs plus récentes (l'étude a été menée en 1992), et un contrôle scientifique mené par... les adversaires de l'astrologie !

Nous vous tiendrons au courant de la suite donnée à ce défi. Pour tout contact :

Christophe de Cène :
asteria @
aliceadsl . fr
 

Les conditions de l'expérience :

L'étude qui suit a été menée très rigoureusement, sur la base des données disponibles à l'époque : deux encyclopédies donnant les dates de naissance de près de 1800 joueurs d'échecs. Nous tenons ces ouvrages à disposition de toute personne voulant effectuer un contrôle.

Les dates de naissance ont été saisies par une personne ignorant tout de l'expérience et traitées informatiquement avec le concours de la société Astéria qui a réalisé le bloc de calcul des positions astronomiques (longitude écliptique de Saturne et Mercure, pour toutes les données).

Enfin, nous avons reçu une réaction pleine d'humour d'un biologiste québécois qui critique notre étude en ces termes :

"Je regrette cependant que personne n'ai pensé à faire une étude sur la sorte de céréales mangées au petit déjeuner et le choix de carrière, qui sait, on pourrait aussi trouver des faits aussi «troublants»." Michel Bellemare.

Réponse de Christophe de Cène :

"Cher Monsieur, votre réponse en forme de boutade pose une vraie question, intéressante : quelles garanties avons-nous que notre étude ne soit pas le résultat d'un choix effectué parmi mille ou dix milles études toutes négatives ? A cela, nous donnerons trois réponses :
- L'étude du thème astral de 1800 joueurs d'échecs nécessite un temps considérable. Nous ne disposons pas des moyens de multiplier un tel projet.
- Le choix d'étudier les joueurs d'échecs résulte de ma situation personnelle : les encyclopédies étaient déjà dans ma bibliothèque. J'ai fait de nombreux tournois et remporté il y a une vingtaine d'années le championnat d'Ille-et-Vilaine d'Echecs.
- Enfin, le choix de l'aspect étudié (les conjonctions et oppositions Mercure Saturne) ne résulte pas d'un tri arbitraire, mais d'une tradition dûment établie chez une large majorité d'astrologues.
Pour ces raisons, je pense sincèrement, Monsieur, que vos arguments pertinents ne s'appliquent pas à notre étude. En vous remerciant d'avoir pris la peine de nous contacter malgré un scepticisme que nous respectons, je vous prie de croire à mes sentiments les meilleurs.

L'expérience en bref :

A l'origine de l'expérience, un concept astrologique simple : l'opposition de Mercure et Saturne dans le ciel natal d'un individu serait "bloquante" pour les jeux de l'esprit ; Saturne inhibe la fonction ludique de Mercure. Nous disposions du "Batsford Encyclopedia" donnant les dates de naissance de 550 joueurs d'échecs.

Nous avons établi le thème astral de ces 550 joueurs et compté le nombre d'oppositions Mercure-Saturne : 0 ! La conjonction de ces deux planètes se produit 16 fois.

Intrigués, nous avons effectué les contrôles statistiques d'usage : en faisant naître "virtuellement" (l'ordinateur aidant) ces 550 joueurs 5 ans plus tôt, 5 ans plus tard, 10 ans plus tard, nous avons simulé une population de 1650 individus, au sein de laquelle nous relevons 39 conjonctions et 40 oppositions.

D'autres contrôles et le recours à une autre liste (voir détails ci-dessous) ont mis en évidence des écarts statistiques tout aussi significatifs.

Nous nous trouvons dans une situation statistique comparable à celle du joueur qui, au casino, mise 16 fois de suite sur le rouge en espérant ne pas toujours voir sortir le noir... et perd 16 fois de suite. Le lendemain, il revient (notre deuxième expérience) et connaît un revers statistiquement aussi improbable. Honnêtement, accuseriez-vous le hasard ou le croupier ?

Notre Défi :

Cette expérience a été menée en 1992. Elle est aujourd'hui renouvelable car les listes de joueurs d'échecs sont différentes. Nous proposons une expérience scientifique :

- Prendre contact avec la Fédération Internationale des Eches (la FIDE) pour obtenir la liste des 1000, 2000 ou 5000 premiers joueurs du moment, avec leur date de naissance. Et ceci bien évidemment sous contrôle d'adversaires ou des sceptiques vis à vis de l'astrologie.
- Appliquer le protocole défini en 1992.
- Confier à un statisticien professionnel l'examen des résultats. 

L'article paru en 1993 :

Le rapport qui suit, ainsi que la liste des joueurs d'échecs étudiés, ont été envoyés à divers anti-astrologues, dont Science et Vie (pas de réponse) et Henri Broch (une réponse très courtoise, puisque cet universitaire pourfendeur d'irrationnel qualifie notre exposé de réellement digne d'intérêt). Les membres du RAMS (Recherche en Astrologie par des Méthodes Scientifiques) examinent actuellement ce dossier. J'espère que les lecteurs des Cahiers Conditionalistes voudront bien pardonner le style un peu télégraphique de cet exposé... Romancer ce rapport n'aurait eu d'autre effet que d'alourdir ce qui me semble d'ores et déjà un peu austère !

Si de futurs contrôles confirment cette statistique, nous tenons là une étrangeté : les planètes en question sont Mercure et Saturne, toutes deux relevant du niveau t (les conclusions de l'étude incitent à modéliser le joueur d'échecs de haut niveau comme un t harmonique). Le choix de la popu­lation étudiée s'avère alors intéressant... Etre joueur d'échecs, ce n'est pas tout à fait exercer un métier "normal". Et tous les joueurs n'ont pas, loin s'en faut, la même psychologie, les mêmes traits de caractères. Ces chercheurs de transcendance répondent à des aspirations qui ne forgent spécifiquement ni les sportifs ni les militaires. Pourquoi ne pas imaginer un effet "d'aspirateur" vers Pluton aussi statistiquement significatif que l'effet Mars?

Mercure, Saturne et les joueurs d'échecs

Etude statistique destinée à vérifier ou infirmer une thèse astrologique (étude du thème astral de plus de 1500 joueurs d'échecs).

I - OBJET DE LA RECHERCHE :

Etude de la répartition des conjonctions et oppositions Mercure-Saturne chez les joueurs d'échecs de haut niveau. Ces deux planètes sont considérées par la tradition astrologique comme liées à la réflexion, la concentration et la recherche (Saturne), l'agilité mentale et le jeu (Mercure). L'opposition serait paralysante (blocage), la conjonction étant à l'inverse un facteur de cohésion. La littérature astrologique souligne ces différences :

Conjonction Mercure-Saturne :

Logique, rigueur exemplaire. Le sujet joint de remarquables dons d'analyse à un sens élevé de la synthèse. Constructions mathématiques

majestueuses. Avec l'appui de Saturne, l'invention mercurienne ne peut s'égarer. Ici, l'imagination voit juste (1). Logique et concentration. C'est un des meilleurs aspects pour l'intellect (2)

Opposition Mercure-Saturne :

Divers embarras à raisonner. Si Mercure domine, l'esprit est superficiel, distrait (1). L'intelligence est rapide et pratique, mais superficielle (2).

II - DEFINITIONS

Pour les astrologues, la conjonction peut être considérée comme exacte si la différence entre les longitudes écliptiques de Mercure et Saturne n'excède pas 4° (on dit 4° d'orbe). La conjonction serait opérante jusqu'à un seuil d'environ 11° (retenu pour notre étude). Au delà de cette valeur (orbe supérieur à 11°), elle cesse d'être prise en compte.

L'opposition, régie par les même lois, se produit lorsque la différence de longitude écliptique entre les deux planètes est voisine de 180°.

Point capital : les astrologues insistent sur la nécessité de tenir compte de l'orbe. Pour vérifier leurs assertions, il convient d'effectuer trois mesures :

- De 0° à 4° : résultat très marqué, selon ce que prévoient les théories astrologiques.

- De 4°. à 11° : résultat significatif, mais effet atténué.

- De 11° à 18° : aucun effet.

Tous les thèmes astrologiques sont calculés pour 12 H TU (Temps Universel). En raison du pas journalier de 1° en moyenne pour Mercure et de 1 trentième de degré pour Saturne, le résultat statistique global ne saurait être influencé par cette approximation.

III - HYPOTHESE faisant l'objet de nos contrôles statistiques :

Dans le cas des joueurs d'échecs, les conjonctions Mercure-Saturne sont très fréquentes à 4° d'orbe, un peu moins entre 4° et 11°, et moins encore entre 11° et 18°.

Les oppositions se comportent de manière inverse : fréquence très faible à 4° d'orbe, augmentant progressivement selon les seuils définis précédemment.

Nous voici donc en présence d'une hypothèse parfaitement conforme à la tradition astrologique, faisant l'objet d'une définition précise. Ce point est important : les statistiques qui se contentent de rechercher d'éventuelles anomalies sans formulation préalable d'une hypothèse ont beaucoup plus de chances de conduire à des résultats "étranges" que les statistiques visant à vérifier une affirmation théorique énoncée auparavant et universellement admise par les praticiens (3). Nos contrôles peuvent à l'avenir être effectués dans des conditions strictes sur n'importe quelle liste de joueurs. Il serait souhaitable que la Fédération Internationale des Echecs nous communique la liste et la date de naissance de tous les joueurs classés actuellement à plus de 2400 ELO. Si aucune restriction légale ne s'y oppose, nous serions alors en présence d'un échantillon apte à clore définitivement tout débat. Nous n'avons à ce jour volontairement pris aucun contact en ce sens : nous souhaitons vivement que de futurs contrôles soient effectués conjointement par des astrologues et des scientifiques hostiles à l'astrologie. Ceci afin de garantir l'objectivité de l'expérience.

Enfin, nous suggérons que soient étudiés séparément les joueurs et les joueuses. Toute étude faisant intervenir des réactions psychologiques doit tenir compte du contexte, lequel est très différent aux échecs selon que l'on s'attache à décrire les hommes ou les femmes. Ce point ne surprendra pas ceux qui connaissent le milieu échiquéen : ni les motivations psycholo­giques, ni les conditions d'entraînement, ni le niveau de jeu moyen (ceci résultant des deux éléments précédents) ne sont comparables (4). Faute d'un nombre suffisant de dates de naissance de joueuses, nous limiterons notre étude aux joueurs. Signalons cependant que la première joueuse mondiale (juillet 1992), Judit Polgar, est née le jour d'une conjonction Mercure-Saturne exacte. Elle est la seule joueuse à figurer en bonne place au classement mondial et est présentée comme "le" phénomène échiquéen du siècle.

PREMIERE EXPERIENCE : 650 joueurs

La première précaution (élémentaire) à prendre en matière d'études statistiques concerne le choix de la population étudiée. L'idéal est de travailler sur une liste de noms établie selon des critères étrangers à l'expérience (ici, selon des critères non astrologiques).

Le numéro de juillet 1992 de la revue Europe-Echecs donnait la liste des cent premiers joueurs mondiaux actuels (au 1 juillet 1992) avec dates de naissance. Ceci a été notre première référence.

Mais cent cas ne sauraient être suffisants :

Une librairie échiquéenne spécialisée (Le Damier de L'Opéra - Paris) nous a renseigné : il n'existe aucun ouvrage de langue française donnant une longue liste de joueurs d'échecs avec dates de naissance. Nous avons trouvé sur place un ouvrage récent : "Thé Batsford Chess Encyclopedia" (Nathan Divinsky, Londres 1990). Nous avons saisi tous les noms et dates de naissance de joueurs de cet ouvrage. Résultat : une population de 550 joueurs et joueuses. Note : cette population s'avère particulièrement qualitative : la plupart des noms sont ceux de Grand-Maîtres (GMI) ou d'illustres joueurs. Ce point peut avoir son importance : de futures contrôles devront reposer également sur des listes hautement ciblées.

Pour éviter toute erreur de calcul, nous avons adapté le logiciel astrologique utilisé (Galilée de Astéria Informatique, mais tout programme précis convient) à la lecture des données et au tri. Une précaution s'impose toutefois : si les joueurs sont nés avant 1920, il conviendrade vérifier le lieu de naissance pour ne retenir les joueurs que s'ils sont nés lorsque le calendrier grégorien (dans un premier temps systématiquement utilisé) était déjà en vigueur à leur naissance (la Grèce, l'URSS et la Yougoslavie adoptent tardivement notre calendrier).

1 ) - Pour 4° d'orbe : voici les résultats obtenus sur les 550 joueurs :

16 conjonctions Mercure-Saturne à 4° d'orbe. Aucune opposition Mercure-Saturne à 4° d'orbe.

Les conjonctions Mercure-Saturne à 4° d'orbe (joueurs) :

DIVINSKY, 29 10 1925.

EINGORN,23 11 1956.

EINSTEIN, 14 3 1879.

HEIDENFELD, 29 5 1911. Né en Allemagne

KLARIC.24 11 1956.

LANGE, 7 8 1832. Né en Allemagne

LILILENTHAL, 5 5 1911. Né en Hongrie

MEDNIS, 22 3 1937.

O KELLY, 17 5 1911. Né en Belgique

PACHENKO, 5 10 1953.

PONZIANI, 9 11 1719. Né en Italie

PSAKHIS,29 11 1958.

ROSSETTO, 8 9 1922.

SANGUINETTI, 3 2 1933.

VERA, 7 1 1961.

VIDMAR, 22 6 1885. Né en Yougoslavie. Non retenu (voir ci-après)

Aucune opposition Mercure-Saturne.

Aucun phénomène astronomique ne peut expliquer un tel résultat (voir contrôles).

Les naissances survenues avant 1920 doivent faire l'objet d'un examen attentif : en URSS comme en Yougoslavie, le calendrier grégorien a été adopté après la naissance de certains joueurs.

Les thèmes calculés sont donc inexacts. Exprimés en calendrier julien, les aspects Mercure-Saturne disparaissent presque toujours (voir contrôles).

- Hongrie : adoption du calendrier grégorien le 1.10.1587.

-Yougoslavie : adoption du calendrier grégorien le 1 2 1919 (attention cependant aux changements fréquents de frontières).

- Russie (URSS) : adoption du calendrier grégorien le 14 2 1918.

- Grèce : 1916 à 1923 (selon les sources).

Seule une des joueuses de cet ouvrage rejoint les meilleurs joueurs masculins : il s'agit de Judit Polgar, Grand Maître International, championne de Hongrie (titre masculin) et première joueuse mondiale actuellement... Elle confirme nos statistiques avec une conjonction Mercure-Saturne exacte ! Une anecdote mérite d'être contée... Judit Polgar ne joue aucune compétition féminine (elle n'est pas championne du monde pour cette raison). Elle n'a que 16 ans et fait mieux que tous ces messieurs réunis au même âge ! Même l'illustre Bobby Fischer n'était pas Grand Maître à l'âge où Judit Polgar obtint le titre. En "sortant" une seule femme, et la meilleure du monde, le critère Mercure-Saturne paraît décidément performant (argument qualitatif à joindre au résultat brut de 16 à 0).

La recherche est éloquente : quinze joueurs possèdent une conjonction Mercure-Saturne. Aucune opposition (ni féminine ni masculine).

2 ) - Pour 4° d'orbe : résultats du classement masculin au 1er juillet 1992 (100 joueurs)

La liste des cent premiers mondiaux confirme : quatre conjonctions Mercure-Saturne à 4° d'orbe (KAMSKY, EINGORN, GOLDINE, PASKHIS), aucune opposition.

Parmi les quatre joueurs retenus, deux figurent dans l'encyclopédie déjà étudiée, et deux jeunes joueurs viennent rejoindre la liste des conjonctions (dont Kamsky, le jeune prodige, dont on dit qu'il sera champion du monde).

Nous voici donc avec un contrôle positif de la première expérience, et un score de 17 conjonctions à 0 oppositions (à 4° d'orbe).

3 ) - Au delà de 4° d'orbe, pour les 650 joueurs.

Les résultats dans la fourchette 4°-11° (31 conjonctions, 16 oppositions) et 11°-18° (24 conjonctions, 28 oppositions) sont parfai­tement conformes à ce que prévoit la théorie astrologique sur l'effet de l'orbe (voir définitions et figures).

DEUXIEME EXPERIENCE : 1143 joueurs

Pour présenter un caractère scientifique, une expérience doit être répétitive. Il nous fallait une nouvelle référence, avec si possible un plus grand nombre de joueurs. Nous trouvions à l'endroit précité un deuxième ouvrage : Thé Guiness Chess, thé record, Ken Whyld, 1986. Il recense 1143 joueurs avec dates de naissance et biographie. Il est à noter que les joueurs communs aux deux encyclopédies ne sont pas si nombreux qu'on pourrait le croire (voir plus loin).

Les résultats furent identiques (voir figures) :

A 4° d'orbe, nous trouvons 23 conjonctions pour 3 oppositions

Dans la fourchette 4°-11°, on dénombre 44 conjonctions pour 28 oppositions.

Enfin, on trouve entre 11° et 18°, 45 conjonctions pour 51 oppositions.

Les deux résultats coïncident parfaitement (voir courbes). On serait tenté de croire que les joueurs recensés dans la première encyclopédie le sont tous dans la seconde. Il n'en est rien.

Nous avons représenté la somme des deux études, après avoir éliminé les "doublons" :

Six joueurs seulement, parmi ceux qui présentent une conjonction, sont communs aux deux références (à 4° d'orbe). On totalise ainsi 34 conjonctions pour 3 oppositions.

Les contrôles qui suivent montrent la quasi-équiprobabilité des deux aspects. Il n'est nul besoin d'être un statisticien de haut rang pour comprendre qu'il se passe "quelque chose".

Le détail de tous nos résultats, les calculs de probabilité permettant d'attribuer au hasard les écarts constatés, ainsi que la liste des joueurs figurant dans les trois références utilisées, sont à la disposition de toute personne désireuse d'effectuer un contrôle. Nous pouvons également fournir les outils de calcul nécessaires et les dates de naissance des joueurs sur disquette. Toute commission de contrôle désireuse de valider ou d'invalider nos résultats recevra de notre part une aide logistique permettant d'accélérer les vérifications. Il nous paraît souhaitable que des scientifiques rerusant l'hypothèse astrologique suivent le déroulement de futures expériences. La méthode que nous avons adoptée ne se prête à aucune ambiguïté : il est donc parfaitement possible d'étendre notre enquête à d'autres listes officielles de joueurs d'échecs. Pour en finir, peut-être, avec un débat stérile entre "croyants" ou "non-croyants" à l'astrologie.

LES CONTROLES

Les divers contrôles sont destinés à dépister d'éventuelles irrégularités astronomiques du cycle Mercure-Saturne susceptibles d'expliquer nos résultats.

Premier contrôle : calcul du nombre de jours durant lesquels se produit une conjonction ou une opposition Mercure-Saturne (3° d'orbe dans les deux cas), de 1930 à 1960. Le choix de la période test est dû au fait qu'une majorité des naissances prises en compte se situe dans cette fourchette. Nous trouvons 184 jours de conjonction, et 172 jours d'opposition. Soit une répartition de 51,7% de conjonctions, pour 48,3% d'oppositions. Ces valeurs varient peu en fonction de l'orbe ou de la période considérée. Remarque : deux des trois oppositions exactes (4° d'orbe) observées chez les joueurs se situent en avril 1952, durant une période d'opposition

Mercure-Saturne un peu plus longue qu'à l'ordinaire. Les conjonctions et oppositions Mercure-Satume se répartissent avec une quasi équiprobabilité durant la période où se situent la majorité des naissances prise en compte. Avec d'autres périodes ou des valeurs d'orbe différentes, les pourcentages varient peu (écarts n'excédant pas 1% au cours du XX° siècle).

Conclusion : les fréquences astronomiques du cycle Mercure-Saturne n'expliquent pas nos résultats.

Deuxième contrôle : pour dépister un éventuel problème de génération, nous avons repris les calculs en imaginant que les 550 joueurs soient nés cinq ans avant, cinq ans après et dix ans après. Nous totalisons alors (les trois séries confondues, 1650 naissances simulées) 39 conjonctions et 40 oppositions (4° d'orbe).

Conclusion : aucun phénomène de génération n'est susceptible d'expliquer nos résultats.

Troisième contrôle : pour dépister un éventuel problème lié à un cycle court, nous avons décalé les naissances (environ douze jours) en forçant le logiciel de calculs à utiliser systématiquement le calendrier julien (inapplicable dans la grande majorité des cas étudiés). Résultat (à 10° d'orbe et toujours sur la base des 550 joueurs) : 24 conjonctions, 24 oppositions (41 à 38 avec un orbe de 15°). Ce contrôle élimine aussi l'hypothèse d'un facteur démographique dérangeant. De plus, il fait clairement apparaître un cycle court pour les aspects Mercure-Saturne, ce qui interdit tout effet de génération.

Conclusion : aucun cycle court ne peut expliquer nos résultats.

Les trois contrôles montrent une répartition quasi équiprobable des conjonctions et oppositions Mercure-Saturne durant la période où se situe la grande majorité des naissances prises en compte.

Dernier point : à l'âge où se dessine une carrière internationale aux échecs (avant dix huit ans dans presque tous les cas), on peut exclure l'hypothèse qu'une connaissance de l'astrologie puisse avoir influencé les résultats. Les aspects Mercure-Saturne ne sont connus que des astrologues ayant effectué l'ensemble des calculs relatifs à un thème astral, ou de leurs consultants. De 1917 à 1990, la pratique de l'astrologie était d'ailleurs interdite en URSS et dans les pays de l'Est (la majorité des joueurs).

Christophe de Cène

(1) Jean-Pierre Nicola, Le Grand Livre de l'Astrologue, Sand et Tchou.

(2) H.J. Gouchon, Dictionnaire astrologique, Dervy Livres.

(3) Ce point est parfaitement explicité par Frédéric Lequevre, Astrologie, science art ou imposture ?, L'horizon chimérique, page 164. L'auteur critique notamment une statistique visant à vérifier si certains degrés du zodiaque, sans préciser lesquels au préalable, sont plus propices que d'autres à certains traits (caractère ou métier). Comme le souligne ce fervent adversaire de l'astrologie, avec une telle méthode (ou avec une telle absence de méthode), on a de fortes chances d'attribuer à une influence astrale ce qui n'est en fait que le reflet du hasard.

(4) Lire à ce propos Jeu d'échecs et sciences humaines, Dextreit et Engel, Payot 1981.

LECTURE DES GRAPHES

La somme des conjonctions et oppositions Mercure-Saturne représente toujours 100%. Ainsi on visualise le rapport entre le nombre de conjonctions et d'oppositions. En théorie, celui-ci devrait, dans une population prise au hasard, être voisin de 1 (environ 52% de conjonctions pour 48% d'oppositions).



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