Astrologue.org propose sa rubrique d'astrologie mondiale: les configurations planétaires et leurs conséquences sur les évènements internationaux.

ASTROLOGIE MONDIALE

C'était hier...

Cet article est paru en 1991 dans la revue
"Astrologie Pratique"

Crise mondiale : DEMAIN, L'ERE DU VERSEAU

1991 : L'année de tous les risques

Nous entrons dans l'ère du Verseau. Entrée fracassante, il est vrai ! Nous payons le prix fort d'une paix hypothétique à venir. Certains s'interrogent encore sur la date exacte de cet âge d'or promis par toutes les légendes, oubliant que les mutations mondiales s'effectuent le plus souvent en plusieurs siècles.

Il semble toutefois que nous soyons au coeur d'une des périodes les plus critiques de l'histoire des hommes...

Crise militaire, crise des consciences, mutations à l'est, mutations au sud, ici et là... Problèmes des minorités, des majorités, des économies riches et de l'absence d'économie des pays pauvres : spectacle désolant que nous offre la petite planète bleue décidément bien mal en point. Et pourtant.... Ne sommes-nous pas en train d'assister à la naissance d'un monde neuf et prometteur. Sans doute. Et si l'accouchement est douloureux, l'enfant semble riche de potentialités. Quel regard l'astrologue peut-il avoir sur un monde en pleine crise ?

Et c'est bien sur les fondements-mêmes de l'astrologie mondiale qu'il convient de s'interroger. La marche inexorable des planètes lentes est-elle en mesure de nous livrer les secrets de l'histoire ? Réponse nuancée... L'homme façonne seul son destin, mais sait l'heure des mutations qu'il fabrique en se référant à l'horloge la plus stable et universelle qui soit : le système solaire. Les planètes ne sauraient nous révéler autre chose que les moments durant lesquels l'histoire s'accélère, bafouille ou se tend. Mais ces renseignements sont précieux.

De très nombreux astrologues voyaient dans la triple conjonction Saturne-Uranus-Neptune en Capricorne la marque d'une mutation considérable de notre monde. Et, si l'on doit convenir de l'exactitude d'un tel propos, sans doute les années qui viennent nous réservent-elles encore bien des surprises.

Nous avouons notre horreur des scénarios-catastrophes trop souvent déversés à tort et à travers à un public avide de sensations. Au nom de Nostradamus ou des planètes, de la boule de cristal ou de la Grande-Pyramide, on nous prédit périodiquement la fin de notre civilisation, la destruction par le feu, l'eau, l'alcool, le Sida ou autre. Prédictions la plupart du temps pessimistes. Et fausses. Comme si, quoi qu'il arrive, la sagesse des hommes ne dormait que d'un oeil. A ce titre, nous évoquions en 1988 dans Astrologie Pratique (ancienne formule) les chances de voir éclore dans la paix un monde radicalement différent. De fait, le mur de Berlin est tombé sans effusion de sang. Et très vite. Et l'ONU renaît de ses cendres. Le monde s'internationalise... Nous entrons dans l'ère du Verseau.

Nous avons à une seule reprise opté pour un scénario pessimiste en évoquant - nous restons malheureusement convaincu de cette position - les risques plus que tangibles de voir éclater une guerre terrifiante au Proche-Orient, et cela dès janvier.

Entre des structures agonisantes et un genre humain mutant, nous assisterons probablement à de profonds bouleversements d'ici la fin du siècle.

L'ERE DU VERSEAU

En raison d'un mouvement astronomique connu depuis l'antiquité, la précession des équinoxes , le fond étoilé (qui n'a rien à voir avec les Signes du zodiaque, définis uniquement et depuis toujours selon des critères saisonniers d'alternance jour-nuit) se déplace lentement par rapport au point vernal (0° du Signe du Bélier). La Grande Année des grecs (25920 ans divisés en douze fois 2160 ans) relève probablement déjà d'une connaissance même empirique de ce mouvement. Chaque ère astrologique couvre un peu plus de deux millénaires. Le passage d'une ère à la suivante est rétrograde : de l'ère du Taureau (4500-2300 avant J.C., naissance des religions ayant cet animal comme emblème), nous entrons dans l'ère du Bélier (l'agneau comme emblème), puis des Poissons (il y a deux-mille ans, le symbole du Christ était les Poissons)... et enfin dans l'ère du Verseau (naissance du religion à visage humain ?)... Il va de soit que le passage d'une ère astrologique à la suivante est progressif. Les planètes lentes, elles, précisent l'horloge de l'histoire.

JANVIER 1991 :
SATURNE ENTRE EN VERSEAU

Si "nous" entrons dans l'ère du Verseau, peu ou prou, les planètes lentes, elles, entrent effectivement et indéniablement dans ce Signe durant les années qui viennent : après une rencontre triple en Capricorne (voir Astrologie Pratique n°2) coïncidant avec une redistribution des cartes mondiales, Saturne, Uranus et Neptune transiteront le signe du Verseau. A partir du 6 janvier 1991 pour Saturne, de 1995 (Uranus) et 1998 (Neptune). De manière schématique, nous pouvons diviser la fin du siècle en trois temps :

- Premier temps : 1991-1993. Transit de Saturne en Verseau. Dans le même temps, conjonction Uranus-Neptune.
- Deuxième temps : 1995-1997. Uranus en Verseau.
- Troisième temps : 1998-2012. Transit de Neptune en Verseau.

Enfin, Pluton, la planète la plus lente du système solaire, entrera en Verseau en 2024. Qui peut dire aujourd'hui à quoi ressemblera notre monde ? Ce ballet planétaire en Verseau marque un demi-siècle de mutations. Et Saturne, qui n'a pas toujours la meilleure réputation, ouvre le bal en janvier 91...

Risquons un pronostic, en sachant bien les limites de toute investigation astrologique de l'avenir. La guerre en Irak en janvier nous parait plus que probable, malgré les discours optimistes des politiques de tous bords (à l'heure où nous écrivons) et une relative - mais éphémère - accalmie... Tous les otages occidentaux ont été libérés au moment du trigone Soleil-Jupiter (voir Relais diplomatique dans "Votre ciel du mois", n°1). Il est très difficile de mesurer toutes les conséquences d'un tel conflit. Dans le meilleur des cas (la guerre peut être évitée), les plaies resteront ouvertes : l'axe nord-sud remplace l'affrontement est-ouest. C'est probablement d'une guerre de cent ans dont il s'agit, n'en déplaise aux chefs d'états évoquant une "guerre-éclair".

Christophe de Cène